lundi 20 avril 2020

Thématique : Les gouaches de Jean-Baptiste Lesueur (1749-1826)

Les gouaches découpées de Lesueur constituent l’un des fleurons des riches collections révolutionnaires du musée Carnavalet. Souvent reproduites, elles n’avaient encore pas fait l’objet d’une publication. Cette série unique propose pourtant une approche très particulière de la période allant de 1789 à 1806, en une sorte de journal en images dont l’ampleur laisse supposer une fonction publique, sans doute théâtrale. Ces petits tableaux reflètent les sentiments – tantôt enthousiastes tantôt réprobateurs – de la petite bourgeoisie parisienne en Révolution, avec une vivacité, une justesse d’observation, un sens de la couleur et de la mise en page qui confèrent une grande saveur à ce témoignage exceptionnel.
 




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache de gauche, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "MODELE DE LA BASTILLE. / Quatre hommes portoient ainsi ce Modèle dans les marches / ou processions Civiques."

Légende
- Au recto du montage ancien, sous la gouache de droite, étiquette avec légende manuscite à l'encre : "SERMENT DES ENFANS. / Un Instituteur militaire fait faire le serment à ses Ellèves [sic] d'aller combattre / les Ennemis de la France, quand ils en auront l'âge."
Date de production - Entre  1790 et 1793.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "ARRESTATION DE LOUIS XVI A VARENNES. / LOUIS XVI s'échappa des Thuilleries la nuit du 17 juin 1791. emmenant la Reine, ses deux Enfants et sa soeur; Arrivé à Varennes près des / frontières, le Conducteur de la voîture s'obstina à vouloir changer de chevaux, les siens étant rendus d'avoir couru plusieurs postes, promeses [sic], et / menaces, rien ne pût l'engager à marcher. D'autres chevaux ne se trouvant point prêts il falut s'arrêter à l'Auberge : La contestation avoit attirée des spectateurs / on chercha a savoir quels pouvoit [sic] être ces voyageurs qui témoignoient tant d'empressement a continuer leur route, et qui se cachoient si soîgneusement [sic] / aux regards du public ; Le Maire vint qui reconnu Le Roi, et lui dit qu'il ne pouvoit le laisser passer, les promesses les plus séduisantes, les prieres, les larmes / de la Reine et de sa famille rien ne put toucher l'infléxible Maire. Le Roi fut arrêté et ramené à PARIS le 25".
Date de production - Entre 1791 et 1792.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : " DEMOLITION DE LA BASTILLE. / La Bastille fût attaquée, et prise par le Peuple le 14 Juillet 1789. on se mit tout de suite à la démolir, / ce qui fût fait en peu de temps."

Date de production - Entre 1789 et 1790
.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Des Citoyennes de Paris, Epouses d'Artistes et de Marchands. / Font hommage de leurs Bijoux à la convention [sic] Nationale".

Date de production - En 1789.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : " LE PRINCE LAMBESC AUX THUILLERIES./ Lorsque l'on sçut [sic] à la Cour ce qui se passoit à Paris, on cru que la présence de quelques troupes en imposeroient au peuple, et le feroient / rentrer dans le devoir. Vers les 7 heures du soir le Régiment Royal-Allemand Cavalerie, ayant le Prince Lambesc son Colonel à la tête vint / se ranger dans la Place Louis XV. Le peuple qui étoit là hua les soldats. Le Prince Lambesc suivi de quelques Cavaliers entra au galop / dans les Thuilleries pour disperser le peuple qui ignôrant [sic] ce qui se passoit, venoit en foule pour entrer dans la place. Le Prince en courant frappa / de son sâbre sur la tête d'un Vieillard qui se promenoit, et qui ne se rangea pas assé [sic] vîte [sic], cette action / indigna le public. et rendit les factieux / plus hardis a suivre leurs projets.".

Date de production - Entre 1789 et 1790.
 




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Motion au Jardin du Palais Royal. / Dans les commencement [sic] de la Révolution, ceux qui la dirigeoient payoient de ces hommes / hardis qui ont le don de la parole pour aller dans les Places et jardins publics et notament [sic] au jardin du Palais-Royal ; Là monté sur une table l'Orateur harangoit le Peuple / avec véhémence, leur mission étoit d'inspirer de l'horreur pour le gouvernement Monarchique / et demandoit le renversement du trône, la punition des Ministres , et l'établissement de la République. / Le Peuple exalté par ces forcenés Orateurs applaudissoit avec fureur par des frappements / de mains, les chapeaux en l'air et les cris de Bravo !... Appuyé vive la Nation..Etc".

Date de production - Entre 1789 et 1795.



Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Jeunes Hommes envoyés des divers Départements à Paris pour être instruits a fabriquer le / Salpêtre, et la Poudre, et L'art de fondre des canons... Les voilà qui vont à la Convention / porter de la poudre, du Salpêtre qu'ils ont fabriqués, et un Canon qu'ils ont fondu. 1791 [sic]".

Date de production - En 1794.




Légende - en bas, à l’encre brune : "Député en Mission en Costume de Représentant du peuple / Honoré Gabriel Riqueti Ci devant Comte de Mirabeau faisant une motion à l’assemblée constituante... mort le 2 avril 1792 an 2 / Député sortant de l’assemblée / Homme de couleur, Députés des Colonies, à la Convention Nationale. / Le Député Granet toujours en carmagnole de toile grise son grand baton et tenant son chapeau ainsi."

Date de production - entre 1789 et 1798.



Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "BLESSE DU 10 AOUST. / Le matin du 10 Aoust 1792. Les Citoyens armés de chaque section s'étant formés en Bataillons, ayant des / fuzils [sic], des sabres, des piques et des canons. furent se ranger dans la place du Carousel [sic] en face du chateau [sic] des Thuilleries [sic] ; ce chateau (sic] / étoit deffendu par une partie du Regiment [sic] des Gardes Suisses avec leurs canons : L'intérieur du chateau jusque sur les combles étoit remplis / d'un nombre infini de gens armés de toutes sortes d'armes ; ils avoient des Biscayens dont les balles de fonte avoient un pouce de diamètre, et portoient / si loin quelles venoient faire des trous dans la pierre de taille des maisons de la rue St. Nicaise. On ne sait pas de quel coté [sic] parti le premier coup, mais dans le / même instant il se fit des deux parts un feu terrible d'artillerie et de mousqueterie qui renversa bien du monde ; Les Citoyens outrez [sic] de se voir criblés par un feu auquel / ils ne pouvoient répondre de si loin bravèrent ce feu en fonçant la bayonnette [sic] en avant dans les cours du chateau où étoient les Suisses, ils les massacrerent [sic], et / montant dans les appartements il [sic] firent une boucherie horrible de tous ceux qu'ils y trouverent [sic] ; mais beaucoup s'étoient sauvés par des issues pratiquées en cas qu'il / fallut fuir. beaucoup de Citoyens périrent dans cette fatale journée, un bien plus grand nombre furent blessés que l'on transportoient chez eux, ou dans les Hopitaux [sic]".

Date de production - En 1792.



Légende - Au recto du montage ancien, sous chaque gouache, étiquettes avec légendes manuscrites à l'encre et au crayon noir : de gauche à droite : "Jeune garçon portant / une corbeille de fruits / à la fête de l'agriculture. / An 7." ; "Femme en habit militaire / Melle Méricourt" ; "Gardes à pied de Louis XVI. / Lorsqu'il étoit aux Thuilleries [sic]." ; "Ellèves [sic] de Mars" ; "Uniforme de la Composition du / Peintre David, ils ont été supprime [sic] après la chute / de Robespierre.". ; "Institu [sic] Nationale" ; "Ellèves [sic], ou enfant / de la patrie / enfant de Pitié" ; "Ellèves [sic] surnommés / petits Bourdon."

Date de production - Entre 1792 et 1795.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Des Jeunes Citoyenes [sic] Ouvrieres [sic], contribuent de leurs Assignats, et de leurs / bijoux, à l'équipement d'un jeune homme qui propose d'aller à la guerre / si l'on veut l'habiller."

Date de production - Entre 1793 et 1794.



Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "LA FRANCE INVITE LE GENIE DE LA PEINTURE DE TRANSMETRE AUX SIECLES FUTURS / LES CONQUETES DES FRANCAIS."

Date de production - En 1801.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache de gauche, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "LE CRIS FRANCAIS / Des Citoyens de tous états se rencontrant dans les rues / se réunissoient, et poussoient ensemble le terrible cris de / La Liberté ou la Mort".

Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache de droite, étiquette avec légende manuscrite à l'encre: "Départ pour les frontières d'un Citoyen / Volontaire, accompagné de sa femme, de ses / enfants et d'une parente son cousin Le / serrurier porte le Havresac".

Date de production - Entre 1793 et 1797.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Famille allant à la guinguêtte [sic]."

Date de production - Entre 1793 et 1794.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "LE SIEGE DE L'ILLE. / Au siège de Lille les habitans [sic] ont montré un Courage et une intrépidité peu commune, Les Enfans jouaient avec les Bombes / et les Boulets ; Des femmes ramassoient des boulets rouges dans des casserolles après les avoir laissé éteindre, et un peu refroidir / Une bombe tombat [sic], une femme en arracha la mèche, et des hommes la coëffèrent [sic] d'un bonet[sic] rouge. Hommes, Femmes, Enfans [sic] couroient / sur les bombes pour en arracher les mêches [sic]. / Une tomba dans une Salle d'assemblée, elle y fût déclarée en permanence... Ect. D'après le récit d'une Dame de Paris qui alors étoit à Lille."

Date de production - Entre 1792 et 1793.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache de gauche, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "LAVOISIER un des plus habile Chymiste [sic] de l'Europe. / Il étoit fermier Général, et employoit ses revenus à cette Science. / Lorsqu'on lui signifia son arrêt, il demanda huit jours ; non qu'il voulut / vivre ce temps la de plus, mais pour achever une opération chymique [sic] / très salutaire pour l'humanité ; le nommé Dumas lui répondit / Qu'on n'avoit pas besoin de Chimiste.".

Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache centrale, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "COMITE DE SURETE GENERALE. / Dans le temps de la terreur il partoit chaque jour de ce terrible Comité / une quantité effrayante de Mandats d'arrêts : Lancés sur beaucoup / de personnes qui jouissoient ci devant de la plus haute considération. / La Justice fuit de ce lieu où ses principes et ceux de l'humanité sont / méconnus, et où l'Erreur préside.".




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache de droite, étiquette manuscrite à l'encre : "Mr DE MALESHERBES PRESIDENT au PARLEMENT. / Deffenseur [sic] officieux de Louis XVI. / Quand on vint lui annoncer son arrestation il dit, Lors que jai [sic] / accepté de deffendre [sic] le Roy [sic] je prévoyoit [sic] où cela me conduiroit [sic]... / Je vous suis...". \ Inscription à l'encre.

Date de production - Entre 1793 et 1794.




Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "LA SCEANCE [sic] DE ST CLOUD. / La france étoit menacée d'une ruine prochaine : les Ennemis avoient reconquis l'Italie, en chassoient nos armées, et projettoient [sic] / d'entrer en france. le feu de la guerre se rallumoit dans la Vendée, l[e]s vendéens se ventoient d'être bientot [sic] à Paris. Ceux qui gouvernoient ne sembloient s'occuper que de leurs intérêts particuliers ou de leurs plaisirs. BONAPARTE parroit [sic] ! Il abbandonne[sic] la conquêtte [sic] / de l'Egypte pour vôler [sic] au secour [sic] de la France ; Après s'être instruit de l'état des choses, il fait convoquer une assemblée / générale et extraordinaire, à St. Cloud. Là il demande aux Gouvernans [sic] ce que sont devenues ses conquettes [sic] et ce qu'ils / ont faits [sic] des millions qu'il avoit envoyé en france lorsqu'il faisoit des conquêttes [sic] en Italie ; il leur reproche leur aveuglement / sur les projets des Ennemis, et sur les dangers qui les enviro[nn]ent ; il leur prouve la nécécité [sic] d'un autre gouvernement, / à cette proposition de grands cris s'ellévent [sic] une partie de l'assemblée s'emporte contre lui...il faut le chasser d'ici s'écri / - ton... il faut le faire arrêter.... il lui faut faire [..]n procès.... Etc. BONNAPARTE [sic] s'adressant aux Grenadiers de garde / Mais Amis êtes vous pour moi ?.. tous répondirent OUI Général.... LA FRANCE est sauvée s'écrie BONNAPARTE [SIC] / Quelques furieux s'avancent vers lui le poignard à la main... mais les Grenadiers les repoussent et les chassent de la salle."

Date de production - Entre 1799 et 1800.

Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Une Citoyenne ouvriere [sic] du faux bourg [sic] du Temple rentroit chez-elle bien triste de n'avoir pas obtenu d'ouvrage. / elle trouva un assignat de 25. francs. ce qui la réjouit beaucoup; Mais réfléchissant que celui qui l'avoit perdu / étoit peut-être plus malheureux qu'elle : Ne voulant pas profiter du malheur d'un autre, elle fit tant de recherches / qu'elle apprit qu'il appartenoit à un pauvre menuisier sans ouvrage, et ayant 4 enfans [sic] . elle courut lui porter. / Le Menuisier lui dit Citoyenne j'aurois bien du plaisir à le partager avec vous, mais vous voyez mes enfans [sic] je / n'ai que cela pour les faire vivre. Cette femme s'en fut bien contente d'avoir put [sic] faire cette bonne action."

Date de production - Entre 1794 et 1796.




jeudi 8 février 2018

Portrait : Le général François-Séverin Marceau (1769-1796)

Né à Chartres le 1er mars 1769, François-Séverin Marceau est un général de la Révolution française. Il s'engage en 1789 dans la garde nationale de Paris puis entre au premier bataillon d'Eure-et-Loir en 1791. Après son service au sein de l'armée des Ardennes puis dans l'armée du Nord, il incorpore l'armée de l'Ouest en plein conflit militaire avec la Vendée insurgée où il brille notamment par sa magnanimité. Le 26 juin 1794, il commande l'aile droite de l'armée de Sambre et Meuse qui remporte la bataille de Fleurus.

Après avoir levé le blocus de Mayence, il repousse les forces de l'archiduc d'Autriche Charles Von Teschen afin de couvrir l'armée. Dans le défilé d'Altenkirchen,  Marceau reçoit un coup de feu d'un chasseur tyrolien qui le blesse mortellement. Le général républicain meurt le 21 septembre 1796 et reçoit les honneurs de l'armée autrichienne reconnaissante de sa mansuétude dans les territoires rhénan.

Lord Byron immortalisera Marceau dans Le pélerinage de Child Harold par les vers suivants :
« Près de Coblentz, sur un coteau en pente douce, est une pyramide petite et simple, qui couronne le sommet de la colline verdoyante. À sa base sont les cendres d’un héros, notre ennemi ; mais que cela ne nous détourne pas d’honorer Marceau ! Sur sa jeune tombe, plus d’un rude soldat versa des larmes, de grosses larmes, déplorant et enviant aussi un semblable trépas ; il est tombé pour la France, en combattant pour reconquérir ses droits.
« Courte, brave et glorieuse fut sa jeune carrière. Ses pleureurs furent deux armées, ses amis et ses ennemis ; et tout étranger qui, aujourd’hui, s’arrête en ce lieu doit prier pour le repos serein de son âme chevaleresque. C’est qu’il a été le champion de la liberté, et l’un de ceux-là, peu nombreux, qui n’ont jamais outre-passé la mission du châtiment qu’elle impose à ceux qui portent son glaive, a préservé la blancheur de son âme, et pour cela les hommes ont pleuré sur lui. »

François-Séverin Marceau - Volontaire au 1er bataillon d'Eure-et-Loir en 1792 / Auteur : Auguste Vinchon, XIXe siècle.


La Bataille du Mans, 13 décembre 1793 - Auteur : Jean Sorieul, 1852.
(On peut voir au centre du tableau le général Marceau et ses grenadiers protégeant Angélique des Meliers)

La bataille de Fleurus, le 26 juin 1794 - Auteur : Jean-Baptiste Mauzaisse, 1837.
(Derrière le général Jourdan, ardemment surveillé par le représentant en mission Saint-Just, Marceau, reconnaissable par son shako bleu, est aux côtés de Kléber et Championnet).

Le général François-Séverin Marceau / Auteur : François Bouchot, 1840. 

MARCEAU, / NÉ À CHARTRES, SOLDAT À XVI ANS, GENERAL À XXIII, MORT À XXVII. / Général en Chef de l'Armée de l'Ouest, il défit les Rebelles au Mans, à Laval. Général de Division aux Armées des Ardennes de Sambre [...] Meuse dont il commanda / l'Aile droite, il fut Vainqueur à Fleurus, sur l'Ourthe la Roeur, dans le Hundsruck ; il s'empara de Coblentz (le 23 Oct. 1794.) Blessé mortellement à Hoestbach, il mourut (le 3eme / jours Comp An IV. (22 Sept 1796) à Altenkirchen environné des généraux de l'Armée Autrichienne qui lui rendirent dans leur Camp les honneurs funèbres. Le jour que l'Armée Française déposé son Corps au fort Petersberg (auj. Fort Marceau*) là ses frères d'armes lui ont élevé un Tombeau Monument impérissable de sa gloire et de leu amitié (b.)/ (a) A leur commun regret leur chagrin confondu / On ne distingue point quel parti là perdu Poëme des Francs Ch.3, / Mort de Marceau. / *il est représenté dans ce Fort qu'il venait d'enlever et d'où il commande l'attaque de la ville de l'oblenta. Il est point avec l'uniforme qu'il portait le jour qu'il fut blessé à mort. Er ift (Marceau) als Kriger und Menfch der Unfterblichleit merth die / er fich in einem Mter son 27 Jahren errungen bat ! Werficht des / Feldzuges 2.c. ; inscription, en bas : Se vend A Paris chez l'Auteur, Rue des Poitevins Secton du Théâtre Français N°16. A Bâle chez Decker Libraire. A Francfort chez Guilhauman Libr. Publiée le 26. Germinal An VI. sous la garantie de la Loi du 19. Juil. An II. de la République.

L'état major autrichien devant le corps de Marceau / Auteur : Jean-Paul Laurens, 1877.

Mort du général Marceau / Auteur : François Bouchot, 1835.

Honneurs rendus au brave général Marceau - Auteur : Antoine Sergent dit Sergent-Marceau, 1797.
Dessin à la plume, rehaussé en couleurs Inscription de la main de Kléber, signé des généraux Kléber, Bernadotte et Championnet. "Nous officiers généraux soussignés nous engageons à tenir la main à l’exécution du monument à la mémoire du brave général Marceau notre compagnon d’armes, dont le projet est exprimé dans le dessin ci-dessous présenté par son beau-frère. Kléber général de division, Bernadotte, Championnet".

Projet du tombeau de Marceau, offert par l'armée de Sambre-et-Meuse, dessiné par Antoine Sergent, 1796.

Sergent-Marceau, conventionnel et beau-frère de François-Séverin Marceau / Auteur : Inconnu, Milan, 1821.


Apothéose des héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la liberté / Auteur : Anne-Louis Giraudet-Trioson, 1800.

Bas-relief de l'Arc de triomphe à Paris, "Les funérailles du général Marceau", le 20 septembre 1796 - Auteur : Henri Lemaire, 1833.

dimanche 10 décembre 2017

La Campagne d'Italie (1796-1797)


La première campagne d'Italie est un conflit qui eut lieu en Italie du Nord et sur le territoire autrichien entre le 24 mars 1796 et le 7 avril 1797. Elle opposa la jeune République française au Royaume de Sardaigne et à l'Empire d'Autriche alliés au sein de la première coalition. La finalité de ce conflit amène l'annexion des provinces belges par la France, la proclamation de plusieurs républiques sœurs en Italie ainsi que la dissolution de la première coalition actés par le traité de Campo-Formio.


Bataille du Pont d’Arcole, le 15-17 novembre 1796 - Auteur : Louis Albert Guislain BACLER D'ALBE.


La Bataille du Pont d'Arcole - Auteur : Horace VERNET


Le général AUGEREAU au pont d'Arcole - Auteur : Charles THEVENIN


André MASSÉNA, Commandant du  2ÈME Bataillon du Var - Auteur : Ferdinand WASHMUTH.


Bataille du pont de Lodi, le 10 mai 1796 - Auteur : Louis-François LEJEUNE, 1804.


Le général BONAPARTE au pont d'Arcole - Auteur : Antoine-Jean GROS, 1801.


Portrait du Général DUMAS - Auteur : Louis GAUFFIER.


Le chef de brigade RAMPON défend la redoute de Monte-Legino contre les austro-sardes, près de Montenotte le 10 Avril 1796 - Auteur : René-Théodore BERTHON, 1812.


Le général BONAPARTE à la bataille de Rivoli - Auteur : Henri-Félix-Emmanuel PHILIPPOTEAUX, 1844.


Barthélémy-Catherine JOUBERT, Sous-lieutenant au 51E DE LIGNE EN 1792 (1769-1799) - Auteur : François BOUCHOT.


Bataille de Castiglione, le 5 août 1796 - Auteur : Victor ADAM, 1866.


Reddition de Mantoue, le 2 février 1797 : le général WURMSER se rend au général SÉRURIER - Auteur : Hippolyte LECOMTE, présentée au salon de 1812.


Hôpital militaire en Italie en 1797 - Auteur : Nicolas-Antoine TAUNAY.


Le général BONAPARTE présente le Traité de Campo-Formio au Directoire exécutif - Auteurs : Auguste RAFFET.






*LA CAMPAGNE D'ITALIE EN MUSIQUE*





Le chant du retour est l'oeuvre de Marie-joseph Chénier sur une musique d'Étienne-Nicolas Méhul. Il célèbre la paix obtenue suite à la campagne d'Italie. Il a été interprété la première fois le 20 frimaire an VI (10 décembre 1797), par le Conservatoire de Musique crée deux ans plus tôt, lors de la réception du général Bonaparte par le Directoire exécutif. Les paroles se trouvent ici 
---> https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Chant_du_retour


samedi 4 novembre 2017

Graffitis révolutionnaires

Le magazine (n°441 de Novembre 2017) L'HISTOIRE avec le concours du service archéologique martégal met en évidence des graffitis de la période révolutionnaire qui ornent la chapelle de l'Annonciade à Martigues, ancien siège de la section révolutionnaire du quartier de Jonquières. Ces illustrations laissent apparaître des têtes coupées, un représentant en mission, une tête de diable, un juge portant une bicorne...

Restauré en 1989, plusieurs hypothèses adviennent quant à l'interprétation du duo (1,75 m de large sur 1 m de haut) qui se fait face, "un couple de sans-culottes", "une femme faisant face à Louis XVI lors de la journée du 20 juin 1792 au palais des Tuileries" ? Cette dernière paraissant plus que défendable par Michel Vovelle.





Également en lumière dans cet article, une fresque réalisée entre 1793 et 1794, représentant la déesse de la Raison, Minerve, accompagnée par la force révolutionnaire, symbolisée par Hercule.